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Fonction référent entreprise · médiation active · immersions et PMSMP · clauses sociales d'insertion
Entrées datées successives, la plus récente en haut. Chaque veille ajoute un bloc ci-dessous.
Aucun texte ni aucune annonce nouvelle n'a été repéré cette semaine sur la clause sociale d'insertion, en vigueur depuis le 22 août 2026, ni sur les périodes de mise en situation en milieu professionnel. Le décret qui doit reconduire les aides à l'embauche d'apprentis pour les contrats débutant à partir du 1er janvier 2027 n'est toujours pas publié : la reconduction reste une annonce du gouvernement, faite le 1er octobre.
Le DuoDay 2026 a lieu le jeudi 19 novembre, pendant la Semaine européenne pour l'emploi des personnes handicapées. Les inscriptions se font sur la plateforme nationale duoday.fr. Certains employeurs publics fixent leur propre date limite en interne — un ministère l'a arrêtée au 5 novembre pour ses services — ce qui laisse penser que les grandes structures voudront des demandes bien avant le jour J. Aucune déclinaison régionale propre à l'Occitanie n'a été publiée à ce jour.
Pour le futur référent entreprise, la fin octobre est l'échéance que nous nous étions fixée pour arrêter la liste des entreprises à solliciter. Les appels doivent partir la semaine prochaine, en visant de préférence une date limite au 5 novembre pour tenir compte des employeurs qui bouclent tôt, et en préparant pour chaque personne suivie en Projet Pro, en DYNAMO ou en modules SIAE une présentation courte du métier qu'elle souhaite découvrir.
Le baromètre 2026 sur la perception de l'emploi des personnes handicapées, publié le 12 octobre 2026 par l'Agefiph avec l'IFOP, montre un écart net entre employeurs accompagnés et non accompagnés : 42 % des entreprises soutenues par l'Agefiph trouvent facile de recruter une personne handicapée, contre 28 % de celles qui ne le sont pas. Plus largement, seuls 30 % des répondants jugent ce recrutement facile, un chiffre stable depuis 2018, alors que 85 % des entreprises soumises à l'obligation d'emploi se disent prêtes à embaucher. Le détail est dans la rubrique Handicap.
Aucun texte nouveau n'a été repéré sur la clause sociale d'insertion ni sur les périodes de mise en situation en milieu professionnel. Le décret qui doit reconduire les aides à l'embauche d'apprentis pour les contrats débutant à partir du 1er janvier 2027 n'est toujours pas publié : la reconduction reste une annonce.
Le forum de l'emploi saisonnier du 8 octobre à Saint-Lary-Soulan a réuni une quarantaine d'employeurs pour près de 300 postes ; il est présenté dans la rubrique Études.
Le chiffre du baromètre est directement utilisable par le futur référent entreprise : un employeur accompagné recrute plus facilement, et c'est précisément ce que le service propose lorsqu'il présente une personne suivie en Projet Pro, en DYNAMO ou en modules SIAE, immersion à l'appui. Pour le DuoDay du 19 novembre, à cinq semaines, la liste des entreprises à solliciter doit être arrêtée d'ici la fin octobre ; les employeurs du forum de Saint-Lary, pour la plupart saisonniers, sont plutôt à garder pour les immersions de début d'hiver.
Aucun texte nouveau n'a été repéré cette semaine sur la clause sociale d'insertion, en vigueur depuis le 22 août 2026, ni sur les périodes de mise en situation en milieu professionnel. Les opérations « mois de l'immersion » organisées en octobre par certains réseaux pour l'emploi concernent d'autres régions ; aucune déclinaison en Occitanie n'a été trouvée.
Les documents du projet de loi de finances pour 2027 confirment que le barème de l'aide exceptionnelle à l'embauche d'apprentis serait reconduit au même niveau qu'en 2026, et annoncent un fonds national de soutien aux CFA. Pour une entreprise de moins de 250 salariés, l'aide actuelle atteint 4 500 € pour un apprenti préparant un diplôme jusqu'au niveau bac+2. Mais le droit n'a pas changé depuis la semaine dernière : le décret du 6 mars 2026 ne couvre que les contrats dont l'exécution commence avant le 1er janvier 2027, et le texte qui prendra le relais n'est pas publié. La reconduction reste une annonce.
Le DuoDay se tiendra le jeudi 19 novembre 2026, pendant la Semaine européenne pour l'emploi des personnes handicapées. Les inscriptions des employeurs et des candidats sont ouvertes depuis septembre ; d'autres rendez-vous de novembre sont signalés dans la rubrique Handicap.
Pour le futur référent entreprise, le message aux employeurs du bassin qui hésitent à signer un contrat d'apprentissage début 2027 doit rester prudent : l'aide est annoncée, pas garantie, et un contrat qui démarre en janvier n'y ouvre droit qu'une fois le nouveau décret paru. L'immersion reste l'argument sans incertitude pour les personnes suivies en Projet Pro, en DYNAMO ou en modules SIAE. Pour le DuoDay, la liste des entreprises à solliciter doit être arrêtée d'ici fin octobre pour laisser le temps de constituer les binômes.
Aucun texte nouveau n'a été repéré sur la clause sociale d'insertion, entrée en vigueur le 22 août 2026, ni sur le cadre des périodes de mise en situation en milieu professionnel. La règle de fond reste celle rappelée cet été : pas d'immersion sans convention validée et signée, durée d'un mois au plus par convention. C'est un résultat de la semaine, pas un oubli.
Au deuxième trimestre 2026, l'intérim a reculé de 2,4 % en Occitanie et l'emploi agricole de 2,9 %, alors que le chômage régional atteint 9,7 % (voir la rubrique Études). Pour un référent entreprise, cela signifie que la porte d'entrée la plus fréquente de nos publics se ferme en partie, et que l'entreprise qui recrute le fait plus prudemment, avec un besoin accru de voir la personne à l'œuvre avant de s'engager.
Lors de la présentation du budget, le 1er octobre 2026, le gouvernement a annoncé la reconduction en 2027 des aides à l'embauche d'apprentis aux montants de 2026 — jusqu'à 5 000 € pour une entreprise de moins de 250 salariés recrutant sur un diplôme jusqu'au baccalauréat, et 6 000 € pour un apprenti en situation de handicap. Mais le décret en vigueur ne couvre que les contrats commencés avant le 1er janvier 2027 : tant qu'un nouveau texte n'est pas paru, rien ne garantit ces montants pour un contrat débutant en janvier.
Dans la prospection, l'argument à mettre en avant change de nature : face à une entreprise qui n'embauche plus en intérim, l'immersion est la manière la moins risquée de tester un candidat, et il faut la proposer avant même de parler de poste. Pour un projet d'apprentissage issu de Projet Pro ou des modules SIAE, mieux vaut conseiller à l'entreprise un démarrage avant le 31 décembre 2026, période où l'aide est certaine. Enfin, le DuoDay du 19 novembre est à sept semaines : c'est le moment de fixer la liste des entreprises à appeler et des personnes à proposer.
La plateforme d'inscription du DuoDay est ouverte depuis la rentrée, pour une édition fixée au jeudi 19 novembre 2026. Le principe n'a pas changé : une personne en situation de handicap forme, le temps d'une journée, un binôme avec un professionnel dans son environnement de travail. Employeurs et candidats s'inscrivent séparément sur duoday.fr, la mise en relation se faisant ensuite par territoire. L'opération s'inscrit dans la Semaine européenne pour l'emploi des personnes handicapées, qui se tient du 16 au 22 novembre 2026 et fête sa trentième édition, sur le thème retenu par LADAPT, l'Agefiph et le FIPHFP : « Démystifier, simplifier, accompagner. L'emploi pour toutes et tous ». Le détail de l'édition figure dans la rubrique Handicap.
Pourquoi cela relève du lien entreprise autant que du handicap : le DuoDay est l'un des rares dispositifs qui n'engage l'entreprise à rien — ni convention de stage, ni embauche, ni coût — tout en la mettant en situation réelle avec une personne qu'elle n'aurait pas reçue en entretien. C'est un premier contact à faible coût d'entrée, et il a cette année l'avantage d'une date fixe, connue deux mois à l'avance, autour de laquelle une prospection peut s'organiser.
Les organisateurs de la semaine rappellent que le taux de chômage des personnes handicapées reste de l'ordre de 12 %, contre environ 7 % pour l'ensemble de la population active. L'écart est presque du double ; c'est un argument qui se tient en une phrase devant un employeur, et qui explique le thème choisi — démystifier, c'est-à-dire lever les représentations avant de parler d'aménagement.
La clause sociale n'a connu aucune évolution depuis son entrée en vigueur le 22 août 2026 : aucun texte nouveau, aucun bilan publié, aucune doctrine de l'acheteur diffusée. Le cadre reste celui décrit ici le 28 août — obligation d'une condition d'exécution à caractère social pour les marchés dépassant les seuils européens, appréciation lot par lot dans les marchés allotis. Côté apprentissage, les niveaux de prise en charge fixés par le décret no 2026-832 du 29 août 2026 s'appliquent toujours aux contrats conclus depuis le 1er septembre, et aucune branche ne s'est prononcée pour substituer ses propres valeurs à celles de l'annexe du décret : la règle à vérifier avant de signer est donc inchangée.
Le DuoDay donne au futur référent entreprise un motif d'appel qui n'a pas besoin d'être argumenté, et une échéance qui fait le travail de relance à notre place : le 19 novembre approche, l'inscription se fait maintenant. Trois gestes concrets : repérer, parmi les entreprises déjà en relation — celles qui accueillent des immersions, celles des marchés à clause sociale, les structures partenaires comme Entraide Services — celles qui peuvent accueillir un binôme d'une journée ; inscrire côté candidats les personnes concernées des groupes Projet Pro, DYNAMO et des modules SIAE qui disposent d'une reconnaissance de travailleur handicapé ou d'une demande en cours ; et préparer la journée comme une séquence pédagogique, pas comme une visite — objectif écrit, grille d'observation d'une page, temps de retour en groupe le lendemain. Dit autrement : une journée DuoDay préparée produit exactement le type de trace évaluable que la délibération France Travail et le référentiel qualité réclament depuis la rentrée. Et pour l'entreprise qui, en novembre, trouvera l'expérience concluante, la suite est déjà outillée : une PMSMP d'un mois renouvelable sur dérogation, gratuite, avec une convention signée avant le début.
Le décret no 2026-832 du 29 août 2026, publié au Journal officiel du 30 août et applicable aux contrats conclus à compter du 1er septembre 2026, fixe les niveaux de prise en charge des contrats d'apprentissage — la somme que l'OPCO verse au centre de formation par apprenti et par an. Son annexe couvre environ 3 671 certifications. Ces valeurs ne s'appliquent toutefois qu'à défaut de décision de la branche professionnelle : ce sont des valeurs de carence, pas un tarif universel.
La conséquence pratique pour un employeur est simple, et c'est le message à porter : le montant applicable à une certification donnée doit être vérifié avant la signature du contrat, dans le référentiel unique tenu par France compétences. Selon la certification, il peut avoir monté ou baissé. Des commentateurs du secteur avancent un ordre de grandeur de 60 % de baisses pour 40 % de hausses ; cette proportion n'est pas une donnée officielle et ne doit pas être répétée comme telle devant une entreprise. Ce qui est établi, en revanche, c'est qu'un niveau de prise en charge inférieur au coût pédagogique réel se traduit par un déficit structurel pour le centre de formation, ce qui pèse à terme sur l'offre disponible dans le bassin.
Les entrées en apprentissage reculent de 2,2 % au premier semestre 2026, d'après les données de la Dares actualisées le 28 août 2026, après une année 2025 déjà en repli de 5 % (846 700 contrats contre 889 400 en 2024). Le nombre de contrats en cours au 31 décembre 2025 s'établissait à 1 017 500, en baisse de 3 %. Les détails de ce recul — par niveau de diplôme, par taille d'entreprise — ne sont pas établis dans les sources consultées.
L'obligation issue de la loi du 22 août 2021, dite « climat et résilience », est en vigueur depuis le 22 août 2026 : pour les marchés atteignant les seuils européens, l'acheteur doit prévoir une clause à caractère social ou relative à l'emploi, sous forme de condition d'exécution. Trois formes sont possibles : un volume d'heures réservé à des personnes éloignées de l'emploi, un marché réservé à des structures d'insertion, ou un critère social d'attribution. Pour les marchés allotis, le seuil s'apprécie lot par lot, ce qui élargit sensiblement le champ. Les dérogations restent larges, notamment lorsque le besoin peut être satisfait par une solution immédiatement disponible ou lorsque le lien avec l'objet du marché est insuffisant. Le plan national pour des achats durables visait 100 % des marchés porteurs d'une considération sociale au 21 août 2026 ; aucun bilan public de l'atteinte de cette cible n'est paru à ce jour.
Ces trois éléments composent, mis bout à bout, un argumentaire de rentrée pour le référent entreprise. Auprès d'une entreprise qui hésite sur un recrutement, l'alternance est devenue moins lisible — le financement a changé le jour de la rentrée et varie selon la certification — tandis que la PMSMP reste un dispositif stable, gratuit, sans rupture d'allocation pour la personne, d'un mois renouvelable une fois sur dérogation, et qui suppose seulement une convention signée avant le début de l'immersion. C'est précisément le moment où l'immersion se vend le mieux. Auprès des acheteurs publics du département, la clause sociale ouvre une seconde porte, non plus commerciale mais prescriptrice : les heures d'insertion à réaliser dans les marchés en cours de passation constituent des débouchés identifiables pour les stagiaires de Projet Pro et les salariés des modules SIAE. Deux actions concrètes en découlent : repérer les marchés allotis lancés depuis le 22 août par les collectivités du bassin, et vérifier avant tout entretien employeur le niveau de prise en charge de la certification évoquée, plutôt que de citer un montant de mémoire.
Le 22 août 2026, le dernier étage de la loi n° 2021-1104 du 22 août 2021 dite « Climat et résilience » est entré en application dans le code de la commande publique. Signalée le 31 juillet puis le 16 août comme imminente, l'obligation est désormais en vigueur. Il faut maintenant en préciser le contenu exact, car il est plus étroit que ce que le raccourci « clause sociale obligatoire » laisse entendre.
Un troisième point mérite d'être retenu tel quel : côté social, l'obligation porte sur la condition d'exécution, pas sur le critère d'attribution, qui reste facultatif. Concrètement, l'entreprise attributaire devra réaliser des heures d'insertion, mais l'offre ne sera pas nécessairement mieux notée parce qu'elle en propose davantage.
L'acheteur peut écarter la clause sociale dans plusieurs cas : lorsque le besoin est satisfait par une solution immédiatement disponible, lorsque l'insertion n'a pas de lien suffisant avec l'objet du marché, lorsqu'elle restreindrait la concurrence ou créerait une difficulté technique ou économique, ou encore lorsque la durée des travaux est inférieure à six mois. Ces exceptions sont larges : il serait imprudent d'annoncer aux partenaires un flux automatique d'heures d'insertion.
Le gisement est réel mais localisé. Sur les bassins de Tarbes, Lourdes et Lannemezan, les marchés dépassant les seuils européens de travaux se comptent chaque année : opérations des collectivités, des bailleurs sociaux, de l'agglomération. Ce sont eux qui portent désormais une obligation d'heures d'insertion, et ce sont eux qu'il faut identifier — pas le tissu de TPE avec lequel travaille DYNAMO. Trois gestes concrets pour la rentrée : prendre contact avec le facilitateur de clauses sociales du département, qui est l'interlocuteur qui met en relation acheteurs et structures, et sans lequel l'information des marchés ne circule pas ; caler avec Entraide Services et les autres SIAE partenaires ce que nos modules SIAE peuvent apporter en amont d'une mise à disposition sur heures d'insertion (savoirs de base, sécurité, savoir-être en chantier) ; et vérifier, marché par marché, que l'obligation s'applique bien, plutôt que de s'appuyer sur le principe général. Pour les publics : les heures d'insertion des marchés de travaux relèvent de métiers physiques et majoritairement masculins — c'est une voie pour une partie des personnes suivies par AGIR et O2R, pas pour toutes, et l'annoncer comme une solution générale en atelier serait trompeur.
L'échéance annoncée dans l'entrée du 31 juillet est désormais à six jours. À compter du samedi 22 août 2026, en application de l'article 35 de la loi Climat et résilience, les acheteurs publics doivent prévoir, dans les marchés dont la valeur atteint ou dépasse les seuils européens, des conditions d'exécution relatives au domaine social ou à l'emploi, en particulier en faveur des personnes en situation de handicap — sauf à se placer dans l'une des exceptions prévues par le code de la commande publique, qui doivent alors être justifiées.
Le point important pour nous n'est pas l'obligation elle-même, déjà signalée, mais son niveau d'exigence : les analyses convergent pour dire qu'une clause qui se borne à rappeler le respect de la réglementation ne satisfera pas la nouvelle règle. Il faut des engagements mesurables et vérifiables dans les pièces du marché. Les leviers mobilisables restent variés — clause d'insertion, marché réservé, plan de progrès, critère d'attribution — et les structures d'insertion, les entreprises adaptées et les ESAT sont explicitement présentés comme des réponses possibles par le portail interministériel de l'achat durable.
Point de rattrapage, antérieur à nos entrées mais absent de la veille jusqu'ici : France Travail a révisé les conditions générales de financement de l'AIF et de la POEI, applicables depuis le 20 avril 2026 et signalées dans KAIROS. Trois changements à retenir :
Sur la clause sociale : à partir du 22 août, chaque marché public passé au-dessus des seuils européens sur le bassin devient une porte d'entrée identifiée pour le futur référent entreprise. La bonne pratique est de repérer les acheteurs concernés localement — collectivités, bailleurs, établissements publics — et de se faire connaître avant la publication des consultations, pas après : les heures d'insertion se négocient au moment où l'acheteur rédige ses pièces. La mention explicite des personnes handicapées dans le texte ouvre en outre un angle commun avec la rubrique Handicap. Sur l'AIF et la POEI : DYNAMO s'appuie sur une POEI avec les hôteliers-restaurateurs de Lourdes. Il faut vérifier dès maintenant que nos devis n'intègrent plus dans les frais pédagogiques ce qui en a été exclu, et que le plan de formation détaillé est bien joint — un devis non conforme se traduit par un refus ou un retard de prise en charge, au moment précis où l'entreprise attend le candidat.
L'article 35 de la loi Climat et résilience entre en vigueur le 22 août 2026 : 100 % des marchés publics dépassant les seuils européens devront comporter une clause prenant la forme d'une condition d'exécution relative au domaine social et à l'emploi. Pour accompagner cette généralisation, les acheteurs peuvent désigner un facilitateur dès la définition de leur besoin : il assure la mise en œuvre de la clause et devient l'interlocuteur unique de toutes les parties. Le réseau national compte aujourd'hui plus de 700 facilitateurs, coordonnés à l'échelle régionale.
Les perspectives 2026 du Pôle prévoient d'intégrer la clause d'insertion dans les marchés développés par l'association et de nouer des partenariats avec des structures de l'IAE sur le volet retour et accès à l'emploi. L'échéance du 22 août transforme cette intention en opportunité de flux : chaque marché clausé du département devient un besoin de mise à disposition de public. Première action utile — identifier le ou les facilitateurs compétents sur les Hautes-Pyrénées et se faire connaître comme opérateur mobilisable.
La période de mise en situation en milieu professionnel demeure l'outil central pour tester un métier avant un engagement en formation ou un recrutement. Sa durée est d'un mois maximum, renouvelable sous conditions, et toute personne morale disposant d'un SIRET peut accueillir. Les chiffres avancés par France Travail : 95 % des entreprises la recommandent après l'avoir testée, et sept demandeurs d'emploi sur dix accèdent à un emploi dans les mois qui suivent. La circulaire DGEFP du 3 avril 2026 confirme que les moyens 2026 iront en priorité aux structures démontrant leur capacité à accompagner et intégrer les personnes les plus éloignées de l'emploi, notamment par les immersions et les clauses sociales.
Le programme SEVE Emploi — « SIAE et Entreprises Vers l'Emploi » — vise à faire de l'insertion par l'activité économique une réponse au chômage de longue durée et une solution de recrutement. Depuis son lancement, 502 structures et plus de 3 387 professionnels ont été formés à la médiation active. Le principe : la structure se place en tiers entre l'employeur et la personne accompagnée, pour faire correspondre un besoin de recrutement et un objectif d'emploi. La formation se déroule sur un an en situation de terrain — neuf journées sur site et une en collectif régional, pour toute l'équipe — avec pour objectif explicite de développer un réseau d'employeurs et de diversifier les mises en situation.
Le rapport 2025 annonce « un travail de réflexion pour structurer les missions d'un référent entreprise qui pourrait œuvrer pour l'ensemble de l'association ». La médiation active offre un référentiel de métier déjà écrit et éprouvé pour cette fiche de poste, et son format — formation de l'équipe entière, en situation — correspond au fonctionnement du service. L'appel à candidatures est annuel : à instruire avant l'échéance suivante.
Dans le cadre d'une campagne lancée début 2026, plusieurs grandes entreprises ont signé une charte visant à lever les freins à l'embauche dans les quartiers prioritaires et les territoires ruraux. Les signataires s'engagent sur un minimum de 8 % de leurs recrutements issus de ces territoires, et visent 15 % des stages et alternances. Le dispositif « Les entreprises s'engagent » fonctionne par clubs territoriaux.
Le partenariat avec le Groupement des hôteliers et restaurateurs de Lourdes, né au Salon TAF 2023 et devenu DYNAMO, montre que la voie collective fonctionne mieux que le démarchage individuel. Un club territorial d'employeurs constitue le même type de porte d'entrée, avec l'avantage d'un engagement chiffré opposable.