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Ingénierie de formation · FLE / FOS · FALC · IA appliquée à la pédagogie · outils et supports d'atelier
Entrées datées successives, la plus récente en haut. Chaque veille ajoute un bloc ci-dessous.
La page que Pix consacre à l'intelligence artificielle pour les actifs annonce désormais qu'un premier module en version bêta, intitulé « Les appels d'outils des IA génératives », est accessible en démonstration. Il porte sur la manière dont un assistant conversationnel fait appel à d'autres outils — recherche sur le web, calcul, consultation de documents — pour répondre. Pix sollicite des retours sur ce module avant l'ouverture d'un premier parcours public sur pix.fr, toujours annoncée pour janvier 2027. Le reste du calendrier ne change pas : co-construction d'octobre à décembre 2026 et présentation d'une version bêta en novembre 2026, sans date précise à ce jour. La page propose aussi de laisser ses coordonnées pour être prévenu de l'ouverture des parcours.
Aucune source consultée cette semaine ne précise le nom ou la date de lancement du positionnement en IA que France Travail doit proposer aux demandeurs d'emploi. Les présentations du plan « Impulsion IA 2027 » en restent au principe : une évaluation du niveau de la personne, suivie d'un parcours de formation adapté.
Aucun post n'a été ajouté au mur de veille depuis le 1er octobre.
Il n'est plus nécessaire d'attendre novembre pour se faire une idée de l'outil. Un formateur peut parcourir dès maintenant le module de démonstration et noter ce qui bloquerait les apprenants de LECTIO et d'AGIR : densité du texte à l'écran, vocabulaire technique, consignes. Le sujet choisi — comment une IA va chercher l'information — rejoint directement la note interne d'usage de l'IA encore à écrire, et peut nourrir une séance d'initiation dans Projet Pro ou les ateliers France Travail : comprendre qu'une réponse de l'IA dépend des outils qu'elle a consultés aide à en vérifier la fiabilité.
La semaine dernière, le calendrier d'Explore IA reposait sur des analyses de presse. La page que le groupement d'intérêt public Pix consacre à l'intelligence artificielle pour les actifs le confirme désormais : co-construction d'octobre à décembre 2026, présentation d'une version bêta en novembre 2026, puis ouverture d'un premier parcours sur pix.fr en janvier 2027. Une offre plus étoffée doit suivre de 2027 à 2030. Le dispositif est présenté comme gratuit et ouvert à tous, avec l'objectif de toucher environ trois millions d'actifs d'ici fin 2030, avec l'appui du ministère du Travail. La page présente l'attestation obtenue comme un atout dans une recherche d'emploi.
L'entrée du 9 octobre désignait sous le nom de « Pix Travail » le test de compétences numériques et d'IA proposé aux demandeurs d'emploi. Ce nom provenait d'une analyse juridique du plan « Impulsion IA 2027 » ; il n'apparaît ni sur la page de Pix consacrée aux actifs, ni dans les autres présentations du plan consultées cette semaine, qui parlent seulement d'un positionnement en IA proposé par France Travail, suivi d'un parcours adapté. Le principe du test reste donc établi ; son nom et sa date de lancement, eux, sont à confirmer.
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Dans les supports de Projet Pro, de DYNAMO et des ateliers France Travail, mieux vaut parler pour l'instant du « test de positionnement IA de France Travail » sans lui donner de nom, pour ne pas diffuser auprès des personnes accompagnées une appellation qui pourrait changer. La bêta de novembre reste le rendez-vous utile : c'est le moment de vérifier si un premier parcours en ligne est praticable par les apprenants de LECTIO et d'AGIR, et de prévoir l'accompagnement à apporter là où il ne l'est pas.
Les fiches détaillées du plan « Impulsion IA 2027 », analysées par la presse juridique après la présentation du 22 septembre, donnent un calendrier plus fin que celui relevé la semaine dernière. La plateforme publique « Explore IA » est en co-construction d'octobre à décembre 2026 avec un réseau de contributeurs ; une version bêta doit être présentée et testée en novembre 2026, et l'ouverture au public est prévue en janvier 2027. Le même mois, l'IA deviendrait une priorité du CPF. Ces dates sont celles du plan gouvernemental : elles relèvent de l'annonce, aucun texte ne les fixe.
Le test proposé à l'inscription à France Travail prend un nom : « Pix Travail », une plateforme gratuite qui mesure le niveau de la personne en compétences numériques et en usage de l'IA, puis lui propose un parcours adapté. France Travail annonce en outre une « Académie des chercheurs d'emploi », faite de webinaires et de contenus à suivre à son rythme (vidéos, MOOC), déployée au cours de 2027. Un « Mois de l'IA », fait d'événements physiques et en ligne surtout tournés vers les petites entreprises, est également prévu, sans date publiée à ce jour.
Aucun nouveau dépôt n'a été fait sur le mur de veille depuis la vidéo de prospective du 1er octobre, déjà signalée et volontairement non résumée la semaine dernière.
Le résultat Pix Travail deviendra une donnée de positionnement qu'il faudra demander aux personnes orientées vers Projet Pro, DYNAMO et les ateliers France Travail, pour ne pas refaire un diagnostic déjà posé. Pour LECTIO et AGIR, la question reste entière : un test et des MOOC supposent de lire à l'écran en français. La bêta de novembre est le bon moment pour vérifier, avec deux ou trois apprenants volontaires, si ces outils sont utilisables par nos publics — et pour écrire dans nos fiches d'action l'accompagnement que nous apportons là où ils ne le sont pas.
Le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, a présenté le 22 septembre 2026 le plan « Impulsion IA 2027 », doté de plus de 80 millions d'euros pour l'année à venir. Il se compose de douze mesures réparties en quatre axes — former les actifs aux usages de l'IA, anticiper la transformation des métiers, accompagner les entreprises, outiller le dialogue social — et affiche l'ambition de sensibiliser, former ou accompagner plus de 30 millions de personnes d'ici fin 2027. L'enveloppe globale est connue ; la répartition par mesure, elle, n'est pas détaillée dans les présentations consultées.
D'abord, une plateforme publique et gratuite, « Explore IA », conçue par le GIP Pix, proposera des parcours d'initiation et d'approfondissement sans prérequis, conclus par une attestation Pix : une version de test est annoncée pour novembre 2026 et l'ouverture au public pour janvier 2027. Ensuite, une certification d'État intitulée « Utiliser l'intelligence artificielle dans son activité professionnelle », construite par l'Afpa avec l'ANSSI, doit être enregistrée au répertoire spécifique vers la fin du premier trimestre 2027 et sera éligible au CPF ; en attendant, un MOOC de l'Afpa est ouvert depuis le 22 septembre. Enfin, chaque demandeur d'emploi se verra proposer un test Pix à son inscription à France Travail, puis un parcours d'initiation adapté.
Le signal de fond est simple : l'initiation de base à l'IA devient un bien public gratuit. Ce qui garde de la valeur, c'est l'usage contextualisé — un outil d'IA mis au service d'une tâche réelle, par un public qui lit peu ou parle encore mal français. Rien, dans les annonces, ne dit qu'Explore IA sera accessible à un public allophone ou en situation d'illettrisme : c'est un point à vérifier dès la version de test.
Quatre dépôts. Dans la colonne Pédagogie, le 23 septembre, un épisode de podcast consacré à la conception de formations engageantes avec l'aide de l'IA, avec une intervenante d'un éditeur d'outils d'interaction en salle. Dans la colonne Études, deux vidéos de prospective sur l'IA (le 18 septembre et le 1er octobre), et le 16 septembre un guide de 2021 consacré aux plateformes territoriales des savoirs de base, repris dans la rubrique Études. Les vidéos ne sont ni intégrées ni résumées ici : leur contenu n'a pas été vérifié, et elles relèvent du débat d'idées plus que de l'outillage. Le podcast, en revanche, rejoint directement la question de la semaine : à quoi sert l'IA dans une séance, une fois l'initiation devenue gratuite.
Les personnes que nous recevons en Projet Pro, en DYNAMO ou dans les ateliers France Travail arriveront de plus en plus souvent avec un résultat de test Pix passé à l'inscription. C'est une donnée d'entrée à demander et à exploiter au positionnement, plutôt qu'à refaire. Pour LECTIO et AGIR, le plan ne dit rien des publics peu lecteurs : notre plus-value est précisément là, dans un accompagnement en français simple de ces premiers usages, et elle mérite d'être écrite dans nos fiches d'action. Côté formateurs, la certification d'État annoncée pour 2027 pourrait devenir la preuve de « littératie en IA » la plus simple à produire au titre de l'article 4 du règlement européen évoqué le 12 septembre. Enfin, la note interne d'usage de l'IA reste à écrire : le webinaire régional du 1er octobre est passé, et la note n'est toujours pas sur la table.
L'entrée du 4 septembre signalait un trou : l'absence de règle interne écrite sur l'usage de l'IA dans la production de nos supports. Ce trou a désormais une échéance extérieure. L'article 4 du règlement (UE) 2024/1689 impose à tout déployeur d'un système d'IA de veiller à un niveau suffisant de « littératie en IA » des personnes qui l'utilisent pour son compte. Cette obligation n'est pas nouvelle : elle s'applique depuis le 2 février 2025, et sans seuil d'effectif — un service de quelques formateurs y est tenu comme un groupe. Ce qui a changé le 2 août 2026, c'est le volet répressif : la gouvernance nationale et le régime de sanctions sont entrés en pleine application, avec la CNIL comme autorité de contrôle en France. Autrement dit, jusqu'à l'été on pouvait être en défaut sans risque immédiat ; ce n'est plus le cas.
Deux précisions de méthode, parce qu'elles évitent de sur-réagir. D'abord, le règlement ne prescrit aucun programme type : il pose un principe de proportionnalité, les mesures devant être ajustées au rôle de chacun, aux outils réellement employés et au risque associé. Pour un service comme le nôtre, cela ressemble à une note d'une page — qui utilise quoi, pour quoi, qui relit avant diffusion, quelle trace on garde — et à une sensibilisation interne, non à un parcours certifiant. Ensuite, les plafonds de sanction qui circulent — jusqu'à 15 millions d'euros ou 3 % du chiffre d'affaires mondial — proviennent de commentaires de cabinets spécialisés, non d'un communiqué officiel visant l'article 4. On les retient comme un ordre de grandeur qui dit le sérieux du sujet, pas comme une sanction qui menacerait un service de formation de notre taille.
L'agenda du Carif-Oref Occitanie, consulté le 12 septembre 2026, annonce trois webinaires gratuits qui se suivent : le vendredi 18 septembre 2026 de 10 h à 12 h, « IA & Qualité — Construire un processus de veille augmentée par IA » ; le mardi 22 septembre 2026 de 10 h à 12 h, « IA & Qualité — Utiliser l'IA pour mettre en place un processus d'amélioration continue » ; et le jeudi 1er octobre 2026 de 10 h à 12 h, « Sécuriser vos pratiques et anticiper les réglementations (RGPD, AI Act, droit d'auteur) ». Le troisième répond littéralement à la question laissée ouverte la semaine dernière ; les deux premiers portent sur l'articulation entre outillage par l'IA et démarche qualité, c'est-à-dire sur la manière de faire tenir ensemble le 2 août 2026 et le 1er novembre 2026.
Le même agenda annonce, le mercredi 16 septembre 2026 de 11 h à 12 h, « Orienter vos publics vers les parcours linguistiques et accès aux savoirs de base avec le site PROFIL ». C'est une heure directement utile à LECTIO et aux groupes AGIR : la cartographie régionale de l'offre linguistique est précisément l'outil qui manque quand il faut orienter une personne dont le niveau dépasse ou n'atteint pas ce que nous portons nous-mêmes. Elle sert aussi l'exigence d'adossement à un référentiel vérifiable décrite le 4 septembre, le CECRL étant la grille commune de ces parcours.
Un seul dépôt nouveau depuis la dernière veille : le 10 septembre 2026, dans la colonne « Études, tendances, actus », un lien vidéo consacré à l'automatisation de tâches au moyen de l'outil n8n, accompagné d'une note suggérant de le combiner à un assistant d'IA. La ressource n'est pas reprise ici : c'est une vidéo hébergée hors du site, que la politique de sécurité de ces pages interdit d'intégrer, et dont le contenu n'a pas été vérifié. On la retient comme signal, et le signal va dans le même sens que le reste de cette entrée : l'équipe s'intéresse à l'automatisation, ce qui rend la règle écrite plus urgente, pas moins.
Le chantier de la semaine est court et il a une date de fin naturelle, le 1er octobre : écrire la note interne d'usage de l'IA annoncée depuis deux semaines, et l'écrire avant le webinaire du 1er octobre pour y venir avec un texte à corriger plutôt qu'une page blanche. Quatre lignes suffisent à la structurer : les usages admis (production de brouillons de supports, reformulation en français simple, génération d'exercices), les usages exclus (toute donnée nominative de stagiaire), la règle de relecture — un support produit avec l'aide d'une IA est relu et validé par un formateur nommé avant d'être présenté à un groupe —, et la trace conservée de cette relecture. Cette note sert trois fins à la fois : l'article 4 du règlement européen, la question qu'un auditeur pourra poser à partir du 1er novembre sur la façon dont nos supports sont vérifiés, et la sécurité élémentaire de nos publics. Côté inscriptions, les quatre webinaires cités sont à répartir entre nous dès cette semaine : PROFIL le 16 pour qui suit LECTIO et AGIR, les deux volets « IA & Qualité » des 18 et 22 pour qui tient la démarche qualité, le 1er octobre pour tout le monde. Enfin, le référentiel maison de compétences transverses pour Projet Pro et DYNAMO reste le vrai trou du trimestre : il n'a pas avancé cette semaine, et rien d'extérieur ne le fera avancer à notre place.
La délibération no 2026-31 du conseil d'administration de France Travail, entrée en vigueur le 1er septembre 2026, est habituellement lue comme un texte de financement. Elle est aussi, et peut-être d'abord, un texte d'ingénierie pédagogique. Trois de ses six exigences portent en effet sur la manière dont une action est écrite, avant même la question de savoir qui la paie.
Le mur de veille de l'équipe a reçu le 2 septembre 2026 un article consacré au nouveau référentiel national qualité issu du décret no 2026-728 du 1er août 2026, avec l'intention affichée d'orienter notre amélioration continue vers ces attendus. Le rapprochement avec la délibération France Travail n'est pas fortuit : parmi les évolutions décrites, plusieurs relèvent directement de la conception des séquences — la démonstration concrète de l'individualisation des parcours, la transparence sur le mode de calcul des résultats affichés, les précisions sur la formation ouverte et à distance, et l'ajout d'un 33e indicateur propre aux CFA portant sur l'évaluation des enseignements par les apprentis. Ce dernier point ne nous concerne pas directement, faute d'activité d'apprentissage ; les autres, si.
Le fait notable de cette rentrée n'est donc pas l'apparition d'une exigence nouvelle, mais sa convergence : le certificateur et le financeur demandent désormais la même chose, par deux canaux séparés et avec deux calendriers distincts — le 1er septembre pour France Travail, le 1er novembre pour Qualiopi. Un travail fait une fois répond aux deux.
Plusieurs analyses de rentrée publiées par des acteurs privés du secteur convergent sur un constat : l'usage de l'IA générative progresserait vite chez les formateurs, tandis que sa formalisation dans les démarches qualité resterait marginale — de l'ordre d'un tiers d'organismes utilisateurs pour une petite minorité l'ayant inscrite dans son système qualité. Il faut être franc sur le statut de ces chiffres : ils proviennent d'enquêtes d'éditeurs et d'organismes de formation, non d'une statistique publique, et leurs méthodologies ne sont pas publiées. On les retient donc comme un signal de tendance, pas comme une mesure. Le point qui, lui, ne dépend d'aucune enquête : à partir du 1er novembre, un auditeur pourra demander comment un support produit avec l'aide d'une IA a été vérifié, et par qui.
Le chantier de septembre est identifiable et fini : pour chaque action publiée — Projet Pro, LECTIO, DYNAMO, les modules SIAE, les ateliers France Travail, les groupes AGIR — vérifier que la fiche nomme un référentiel de rattachement, énonce des compétences en verbes observables, et renvoie à une grille d'évaluation qui existe réellement. Là où la grille manque, elle se construit en une séance de travail, pas en un chantier : quatre à six critères, trois niveaux, une page. Pour LECTIO et AGIR, l'adossement le plus solide est le CECRL, avec des descripteurs déjà rédigés en « peut faire » ; pour Projet Pro et DYNAMO, il faut écrire notre propre référentiel de compétences transverses, ce qui n'existe pas encore sous forme publiable. C'est le seul vrai trou de la rentrée, et il vaut d'être traité en priorité, parce qu'il sert à la fois la délibération France Travail (opposable depuis le 1er septembre) et l'indicateur d'individualisation du référentiel qualité (opposable au 1er novembre). Point de méthode, enfin : les traces produites en séance — grilles remplies, productions datées, photographies de murs d'idées — deviennent la matière de la preuve. Il vaut mieux décider maintenant où elles se rangent que les reconstituer en novembre.
Le 18 août 2026, une entrée intitulée « technique d'animation » a été ajoutée au mur de veille de l'équipe, avec pour seule consigne de s'en servir selon les ateliers, pour se donner des idées. Elle renvoie à la banque d'outils d'animation de Communagir, un organisme québécois d'appui au développement des collectivités.
L'intérêt de cette banque tient moins aux outils qu'à la manière dont elle les classe. Chaque technique y est décrite puis filtrable selon trois entrées : l'objectif (réfléchir, analyser, prioriser, faire émerger des idées, évaluer), la taille du groupe (de moins de dix à plus de cinquante participants) et la durée (de dix minutes à plus de deux heures). On y trouve des formats courts et connus — le thermomètre, le vote indicatif, la troïka, les stations — décrits avec assez de précision pour être conduits sans formation préalable.
Deux réserves, dites franchement. D'abord, la page consultée n'affiche aucune mention de licence ni de conditions de réutilisation : consulter et s'inspirer ne pose pas de difficulté, reproduire une fiche dans un support diffusé aux stagiaires en pose une, et demande une vérification préalable. Ensuite, ces outils sont conçus pour des collectifs francophones à l'aise à l'oral : ce sont, pour l'essentiel, des dispositifs de parole.
Une banque d'outils n'est pas une conception. Rapprochée de la fiche sur la pédagogie inclusive et la CUA déposée le 3 août, elle prend toutefois un sens précis : la CUA demande de prévoir plusieurs façons de s'engager dans la tâche, et c'est exactement ce qu'une variation de technique d'animation permet d'obtenir sans produire de ressource supplémentaire. Le tri se fait alors sur un critère simple : qu'est-ce que la technique demande à l'apprenant — parler longuement, écrire, se déplacer, désigner, montrer ? Les formats qui reposent sur le geste, le déplacement ou le pointage restent praticables en A1.1 ; ceux qui reposent sur l'argumentation orale ne le sont pas.
L'usage le plus immédiat est du côté des ateliers France Travail et des séances collectives de Projet Pro, où l'on travaille en une à deux heures avec des groupes hétérogènes qu'on ne reverra pas forcément : un thermomètre ou un vote indicatif y remplace avantageusement un tour de table qui s'éternise. Pour LECTIO et les groupes AGIR, la sélection doit être plus sévère — retenir les formats à faible charge langagière, et considérer les autres comme des objectifs de fin de parcours plutôt que comme des outils de démarrage. Pour les modules SIAE et la phase réflexive de DYNAMO, l'apport est ailleurs : ces techniques produisent presque toutes une trace matérielle — un mur d'idées, une échelle de positionnement, une grille remplie. Photographiée et datée, cette trace sert deux fins à la fois, la relance pédagogique à la séance suivante et la preuve d'activité que le référentiel exigera à partir du 1er novembre. Enfin, un point de prudence de service : avant d'insérer une fiche Communagir dans un support remis aux stagiaires, il faut vérifier les conditions de réutilisation, faute de quoi on transforme une bonne pratique en irrégularité.
La publication du décret n° 2026-728 du 1er août 2026 (Journal officiel du 4 août, entrée en vigueur le 1er novembre 2026) n'est pas seulement une affaire de système qualité : plusieurs des indicateurs révisés portent directement sur la manière dont une séquence est conçue et conduite. Trois points concernent le travail d'ingénierie :
Le 3 août 2026, une fiche pratique consacrée à la pédagogie inclusive et à la conception universelle de l'apprentissage (CUA) a été déposée sur le mur de veille de l'équipe, avec la consigne de l'utiliser dans la conception de nos séquences pédagogiques. Le rapprochement avec le décret paru la veille n'est pas fortuit : les deux poussent dans le même sens.
Le principe de la CUA est simple à énoncer et exigeant à tenir. Plutôt que de bâtir un chemin unique puis d'y greffer des adaptations quand une difficulté apparaît, il s'agit de prévoir dès la conception plusieurs voies d'accès à un même objectif — plusieurs façons de recevoir l'information, plusieurs façons de s'engager dans la tâche, plusieurs façons de montrer ce que l'on a appris. L'adaptation cesse d'être une réparation individuelle pour devenir une propriété du dispositif. C'est une approche née dans le champ scolaire et universitaire, transposable à la formation d'adultes, et qui ne demande pas nécessairement de multiplier les ressources produites.
La CUA décrit assez exactement ce que les formateurs de LECTIO font déjà par nécessité devant des groupes hétérogènes de grands débutants — donner la même consigne à l'oral, à l'écrit et par l'image, accepter plusieurs formes de réponse. Le changement est qu'il faut désormais l'écrire : ce qui relevait du métier et de l'adaptation en séance doit apparaître dans les trames de séquence, faute de quoi il est invisible en audit. Trois chantiers concrets d'ici novembre : intégrer aux trames de LECTIO et de Projet Pro une colonne « voies d'accès prévues » ; poser dans le livret d'accueil des groupes AGIR et O2R l'information sur le dispositif de signalement, en français simple pour les publics allophones ; et, pour tout module conduit à distance ou en autonomie, décider ce qui vaudra preuve de participation effective. Sur ce dernier point, le sujet rejoint la question posée le 31 juillet — où l'IA libère du temps de face-à-face, et où elle le remplace : un module asynchrone non suivi ne sera plus seulement inefficace, il sera non conforme.
Le nombre d'actions de formation en situation de travail déclarées aux OPCO est passé de 1 068 en 2022 à 10 592 en 2025, dont près de 62 % en PME. La modalité restait jusqu'ici largement sous-exploitée : elle repose sur l'alternance de deux séquences, une situation de travail aménagée à des fins didactiques, puis une séance réflexive animée par un tiers. Centre Inffo la présente comme un levier pour attirer de nouveaux publics, ancrer la formation dans le réel et impliquer pleinement l'entreprise dans l'apprentissage. Plusieurs régions ouvrent en 2026 des parcours de professionnalisation destinés aux dirigeants d'organismes de formation pour l'intégrer à leur stratégie pédagogique et économique.
C'est exactement la grammaire des modules SIAE construits avec Entraide Services et de la phase 3 de DYNAMO (accompagnement en emploi et perfectionnement). Formaliser ces séquences comme de l'AFEST — situation de travail aménagée + séance réflexive tracée — les rend finançables et défendables en audit, au lieu de rester des « ateliers sur mesure » difficiles à valoriser dans une réponse à appel d'offres.
Un professionnel sur deux a adopté l'IA en un an, mais les plans de formation ne suivent pas. Les priorités déclarées par les décideurs formation se recentrent sur des fondamentaux : pratique et rédaction de consignes (14 %), acculturation et conformité réglementaire (10 %), expertise métier appliquée à l'IA (11 %). Le discours des professionnels s'est déplacé : l'IA est décrite comme un accélérateur utile seulement lorsqu'elle s'inscrit dans une intention pédagogique explicite — génération de supports, personnalisation des parcours, analyse des données d'apprentissage — et non comme une fin en soi.
Un principe longtemps implicite dans la formation professionnelle voulait qu'un dispositif mobilisant davantage de moyens soit nécessairement meilleur. L'approche dite « frugale » le conteste : elle invite à réinterroger le volume horaire, l'empilement d'outils et la sophistication technique au regard de l'effet réellement produit sur l'apprenant. Le sujet a été repéré par l'équipe le 29 juillet et rejoint la démarche RSO du service.
Deux lectures convergent. D'un côté l'IA fait gagner du temps sur la production de supports — ce que le service explore déjà (prompts pédagogiques, cartes mentales, vidéos générées). De l'autre, la frugalité rappelle qu'un parcours LECTIO de 248 heures auprès de grands débutants tire sa valeur de la relation et de la répétition, pas de l'outillage. La question à trancher en revue qualité : où l'IA libère-t-elle du temps de face-à-face, et où le remplace-t-elle ?
Une expérimentation mobilise six centres de formation d'apprentis répartis dans cinq régions pour faciliter l'accès à l'apprentissage des personnes migrantes nouvellement arrivées, jusqu'à 29 ans, dans l'artisanat, le bâtiment et le tertiaire — hôtellerie, communication, ressources humaines, comptabilité, informatique. Le démarrage effectif des formations est fixé à septembre 2026. En parallèle, les repères méthodologiques du champ se stabilisent : distinction FLE / FLI / FLP / FOS selon le profil et l'objectif, construction de séquences calées sur les niveaux du CECRL, et prise en compte de l'hétérogénéité réelle des groupes, y compris des personnes non scolarisées antérieurement.
DYNAMO articule déjà FLE et FOS commis de cuisine avec une POEI. Si l'expérimentation confirme la faisabilité, l'apprentissage devient une quatrième voie de sortie à instruire pour les BPI de moins de 30 ans accompagnés par AGIR, à côté de la POEI, de l'IAE et de l'emploi direct. À suivre pour la déclinaison de DYNAMO sur d'autres métiers annoncée dans les perspectives 2026.